Canceropole: Recherche clinique

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L’émergence et la promotion de projets de recherche clinique pilotés par des cliniciens intégrant de la recherche translationnelle est un élément-clé de la stratégie 2007-2010 du CGE, qui se base sur le comité de cliniciens (COCLIN).

La démarche consiste à :

  • recenser les études cliniques émergentes de phase I ou II précoce au sein de chaque région
  • augmenter le taux d’inclusion de patients en intégrant des centres et établissements hospitaliers d’autres régions du Grand-Est
  • combiner l’étude clinique à de la recherche translationnelle en faisant appel à des plateformes technologiques et/ou hospitalières du Grand-Est
  • les faire évaluer par des pairs et sélectionner les plus prometteurs d’entre eux
  • les promouvoir auprès des instances financeurs (Etat, associations caritatives, collectivités territoriales, etc…)

16 synopsis ont ainsi été proposés au COCLIN. 10 ont été transmis au Cancéropôle du Grand-Ouest pour expertise. Le résultat de l’évaluation incite le CGE à se mobiliser pour 3 projets en 2008 .

1. Etude génomique de tumeurs du sein HER2-3+ traitées par chimiothérapie première à base de trastuzumab (Herceptin®). Validation d’un profil génomique de réponse par une cohorte indépendante (étude de phase II)

Porteur: Bruno COUDERT, Centre G.F. Leclerc, Dijon

Elle implique le CHU de Besançon (Xavier PIVOT), le Centre Alexis Vautrin à Nancy (Maria RIOS), le Centre Paul Strauss à Strasbourg (Thierry PETIT), l’Institut Jean Godinot à Reims (Jean-Claude EYMARD), ainsi que la plateforme biopuces de l’IGBMC (Philippe KASTNER).

La chimiothérapie première dans les cancers du sein HER2-3+ est capable d’obtenir une réponse histologique complète dans 50% des cas. Connaître les facteurs génomiques concourant à cette réponse, gage de meilleure survie à long terme, ou bien à contrario les facteurs de résistance à ce type de traitement serait par conséquent important.

Le but de l’étude proposée est ainsi de valider sur une cohorte multicentrique indépendante de 40 patientes supplémentaires, une signature génomique de sensibilité au traitement trastuzumab / chimiothérapie déterminée au cours d’une première étude ayant inclus 38 patientes.

2. Escalade de dose par Radiothérapie avec modulation d’intensité et Boost intégré (SIB-IMRT) associée à une chimiothérapie par Témozolomide dans le traitement des Glioblastomes de l’adulte (étude de phase I)

Porteur: Nicolas BLANCHARD, Centre G.F. Leclerc, Dijon

Ce projet mené en partenariat avec Georges NOEL, Centre Paul Strauss de Strasbourg, consiste en une radiothérapie conformationelle 3Davec modulation d’intensité utilisant des photons X de 6 Méga Volts permettant la mobilisation des lames au sein des différents faisceaux de traitement, afin de moduler en profondeur la fluence de la dose délivrée.

Le but ultime de cette technique est d’une part la préservation des organes sains au voisinage de la tumeur, et d’autre part l’administration simultanée au cours de la séance d’un « boost » (surimpression) sur le résidu tumoral. Ce nouveau procédé permet, pour des tumeurs graves telles les glioblastomes (intra-cérébrales et radio-résistantes), de majorer la dose délivrée au sein de la tumeur sans modifier celle reçue par les organes environnants. Les lames protégeant les tissus sains ont la capacité de se déplacer au cours du traitement, modulant ainsi pour chaque faisceau son intensité. D’autre part, le diagnostic précoce des récidives sera permis par IRM encéphalique.

2 plateformes sont associées au projet : la plateforme inter-régionale Qualité de Vie (Francis GUILLEMIN à Nancy, Franck BONNETAIN à Dijon, Mariette MERCIER à Besançon), ainsi que celle d’imagerie de Dijon (Jean-Pierre CERCUEIL).

3. Mise en place d’une surveillance alternée après le traitement d’un cancer du sein dans les Centres de Lutte Contre le Cancer du Grand-Est

Porteur: Anne LESUR, Centre Alexis VAUTRIN, Nancy

Les 4 CLCC du Grand-Est (Anne LESUR, Frédéric MARCHAL et Emmanuel DESANDES à Nancy, Bruno COUDERT et Gilles TRUC à Dijon, Hervé CURE à Reims, Philippe QUETIN à Strasbourg) se sont associés afin de mettre en place une surveillance alternée pour le cancer du sein entre les médecins de ville et ceux des CLCC du Grand-Est.

Les retombées de ce projet seront d’une part l’optimisation de la surveillance post-thérapeutique des patientes atteintes d’un cancer du sein, d’autre part la libération de plages de consultations pré-thérapeutiques pour les médecins spécialisés des établissements de santé. Ceci permettra l’amélioration souhaitée de la prise en charge des nouveaux patients avec réduction des délais d’attente.